Et quand tu souris je m envole au paradis - praha-hotel.ru

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Je l'apportai à mon supérieur. Monsieur Saito lut mon travail, poussa un petit cri méprisant et le déchira: Recommencez. Je pensai que j'avais été trop aimable ou familière avec Adam Johnson et je rédigeai un texte froid et distant: monsieur Saito prenait acte de la décision de monsieur Johnson et conformément à ses volontés jouerait au golf avec lui. L'homme me dit qu'il s'appelait monsieur Saito. Il me conduisit à travers d'innombrables et immenses salles, dans lesquelles il me présenta à des hordes de gens, dont j'oubliais les noms au fur et à mesure qu'il les énonçait. Il fallait donc que je trouve par moi-même quel langage tenir au mystérieux Adam Johnson. Je passai les heures qui suivirent à rédiger des missives à ce joueur de golf. Monsieur Saito rythmait ma production en la déchirant, sans autre commentaire que ce cri qui devait être un refrain. L'argent, chez Yumimoto, dépassait l'entendement humain. A partir d'une certaine accumulation de zéros, les montants quittaient le domaine des nombres pour entrer dans celui de l'art abstrait. Je me demandais s'il existait, au sein de la compagnie, un être capable de se réjouir d'avoir gagné cent millions de yens, ou de déplorer la perte d'une somme équivalente. Cette dernière était en réunion et me rejoindrait en début d'après-midi. Monsieur Saito me présenta brièvement à l'assemblée. Après quoi, il me demanda si j'aimais les défis. Il était clair que je n'avais pas le droit de répondre par la négative.

J'y étais. J'avais eu l'impression de passer une excellente journée. Les jours qui suivirent confirmèrent cette impression. Je ne comprenais toujours pas quel était mon rôle dans cette entreprise; cela m'indifférait.

Il me fallait à chaque fois inventer une formulation nouvelle. Il y avait à cet exercice un côté: «Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour» qui ne manquait pas de sel.

Une fille haute et longue comme un arc marcha vers moi. Toujours, quand je repense à Fubuki, je revois l'arc nippon, plus grand qu'un homme. C'est pourquoi j'ai baptisé la compagnie «Yumimoto c'est-à-dire «les choses de l'arc».